{"id":236,"date":"2017-03-05T14:02:01","date_gmt":"2017-03-05T13:02:01","guid":{"rendered":"http:\/\/revue-phaeton.fr\/?p=236"},"modified":"2019-10-08T17:06:26","modified_gmt":"2019-10-08T15:06:26","slug":"une-courte-histoire-du-mime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-phaeton.fr\/index.php\/2017\/03\/05\/une-courte-histoire-du-mime\/","title":{"rendered":"Une (courte) histoire du mime Marceau \u2026"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_237\" aria-describedby=\"caption-attachment-237\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-237 size-medium\" src=\"http:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-300x300.gif\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-300x300.gif 300w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-150x150.gif 150w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-768x770.gif 768w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-100x100.gif 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-237\" class=\"wp-caption-text\">Marceau, le mime (N\u00b01)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Une (courte) histoire du mime\u2026<br \/>\npar Marie-H\u00e9l\u00e8ne Sainton<br \/>\nPhotographies du mime Marceau, Libor Sir<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>Marie-H\u00e9l\u00e8ne Sainton est professeur de Lettres modernes \u00e0 Bordeaux. Elle a obtenu le prix ARDUA pour son livre Lettres \u00e0 l\u2019Errant aux \u00e9ditions Le Serpolet en 2010, roman \u00e9pistolaire sur le th\u00e8me du mime. <\/strong><\/p>\n<p><em>Les trois photographies in\u00e9dites du mime Marceau qui illustrent cet article sont sign\u00e9es Libor Sir et datent de septembre 1967 (Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es). Pha\u00e9ton les publie avec l\u2019amicale autorisation de l\u2019artiste. Les notes entre crochets et les commentaires des photographies sont de Pierre Landete.<\/em><\/p>\n<p>Au commencement \u00e9tait le mime\u2026 Le mime, disait Marcel Marceau, est un langage universel. Il semble aussi que ce soit un langage tr\u00e8s ancien. [Le lecteur observera que Marceau maquille ses yeux d\u2019un dessin noir proche des traits de l\u2019Oudjat, cet oeil \u00e9gyptien, symbole d\u2019Horus, le dieu faucon. L\u2019Oudjat signifie oeil pr\u00e9serv\u00e9 ou intact. Horus avait perdu son oeil gauche lors de son combat avec Seth, le dieu du d\u00e9sordre, qui le jeta dans le Nil. Thot, le Seigneur du temps r\u00e9cup\u00e9ra l\u2019oeil intact d\u2019Horus et lui offrit la vision de l\u2019invisible\u2026].<\/p>\n<p>Le terme mime [mimus en latin et en grec &#8211; \u03bc\u00ed\u03bc\u03bf\u03c2 &#8211; mimos \/ mimeisthai &#8211; imiter] d\u00e9signe d\u2019abord au Ve si\u00e8cle av. J.-C. des sayn\u00e8tes assez grossi\u00e8res, utilisant la parole, que le po\u00e8te grec Sophron de Syracuse avait mises \u00e0 la mode [Platon (429-347 av. J.-C.) est probablement \u00e0 l\u2019origine de l\u2019introduction des travaux de Sophron \u00e0 Ath\u00e8nes]. Ces sayn\u00e8tes reproduisaient, mimaient, les sc\u00e8nes quotidiennes des habitants de Sicile. Agr\u00e9ment\u00e9es de danses, de chants, de bruitages, elles s\u2019affinent ensuite gr\u00e2ce au po\u00e8te Th\u00e9ocrite (300-260 av. J.-C).<br \/>\n[Les sayn\u00e8tes, com\u00e9dies bouffonnes ou farces sont des pi\u00e8ces typiques du th\u00e9\u00e2tre espagnol &#8211; sainete d\u00e9signe une courte com\u00e9die jou\u00e9e en interm\u00e8de \/ \u00e0 l\u2019origine, sainete (sa\u00edn \u2013 graisse et sainar \u2013 engraisser) est une petite pi\u00e8ce de viande (assaisonnement) que l\u2019on donne aux faucons dress\u00e9s (aff\u00e8t\u00e9s) pour qu\u2019ils reviennent se poser au m\u00eame endroit apr\u00e8s la chasse. Cet art, qui met en sc\u00e8ne l\u2019oiseau, n\u00e9cessite une gestuelle proche du mime \u2013 il est inscrit au patrimoine culturel immat\u00e9riel de l\u2019humanit\u00e9 &#8211; UNESCO \/16 novembre 2010].<\/p>\n<figure id=\"attachment_237\" aria-describedby=\"caption-attachment-237\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-237\" src=\"http:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-300x300.gif\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-300x300.gif 300w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-150x150.gif 150w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-768x770.gif 768w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_1-100x100.gif 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-237\" class=\"wp-caption-text\">Marceau, le mime (n\u00b01)\u00a0 \/\u00a0 <em>Marcel Mangel (Strasbourg 1923 \/ Paris 2007) a choisi Marceau comme nom d\u2019artiste lorsqu\u2019il entra, \u00e0 19 ans, dans la R\u00e9sistance parce qu\u2019il \u00e9tait n\u00e9 dans le Bas-Rhin et en raison d\u2019un vers de Victor Hugo (1802- 1885) in Les Ch\u00e2timents (1853 &#8211; VIIe section intitul\u00e9e De l\u2019ob\u00e9issance passive &#8211; \u00d4 soldats de l\u2019an deux !) : \u00ab(&#8230;) La libert\u00e9 sublime emplissait leurs pens\u00e9es (\u2026) \u00d4 France, tous les jours, c\u2019\u00e9tait quelque prodige (\u2026) et Joubert sur l\u2019Adige et Marceau sur le Rhin (\u2026)\u00bb Les G\u00e9n\u00e9raux de la R\u00e9volution, Barth\u00e9l\u00e9my Joubert (1769-1799) Fran\u00e7ois-S\u00e9verin Marceau (1769-1796) sont des symboles de r\u00e9sistance. Le G\u00e9n\u00e9ral Marceau, \u00e2g\u00e9 de 27 ans, est mort au combat \u00e0 la bataille d\u2019Altenkirchen en d\u00e9fendant la France toujours victorieuse contre ses ennemis. Les cendres de cet h\u00e9ro\u00efque soldat r\u00e9publicain sont au Panth\u00e9on depuis 1889 (inhum\u00e9 lors du centenaire de la R\u00e9volution). <\/em><\/figcaption><\/figure>\n<p>M\u00eame si l\u2019\u00e9tymologie renvoie initialement au grec, c\u2019est \u00e0 Rome que na\u00eet v\u00e9ritablement la pantomime [pantomimus en latin \/ issu du grec \u03c0\u03b1\u03c5\u03c4\u03cc\u03bc\u03ca\u03bc\u03bf\u03c2 &#8211; qui imite tout]. Voici comment : les romains appr\u00e9ciaient beaucoup les atellanes, des com\u00e9dies bouffonnes [farces populaires de l\u2019Italie n\u00e9es selon la tradition en Campanie dans la Cit\u00e9 d\u2019Atella, et appel\u00e9es phlyaques en Gr\u00e8ce]. On raconte qu\u2019en l\u2019an 240 av. J.-C., un esclave affranchi, Livius Andronicus (285-204 av. J.-C.) [grec originaire de Tarente, consid\u00e9r\u00e9 comme un des p\u00e8res du latin. Il est l\u2019auteur d\u2019une trag\u00e9die \u00e0 la grecque dont la traduction semble avoir \u00e9t\u00e9 l\u2019acte fondateur de la langue latine comme langue publique. Cette pi\u00e8ce est perdue], qui jouait une de ses sayn\u00e8tes, est victime d\u2019une extinction de voix. Il a alors recours \u00e0 des gestes et des mimiques pour accompagner les vers d\u2019un r\u00e9citant. Cette gestuelle lui vaut un triomphe ! Le mot pantomime d\u00e9finira d\u2019abord l\u2019acteur muet puis la pi\u00e8ce ainsi jou\u00e9e. Le terme mime prend ces deux sens selon le contexte.<\/p>\n<p>L\u2019utilisation d\u2019un masque est longtemps indispensable [selon la tradition grecque]. Il type le personnage et permet au public, dispers\u00e9 dans d\u2019immenses th\u00e9\u00e2tres, de mieux voir et comprendre l\u2019acteur et son r\u00f4le. Il l\u2019oblige \u00e0 jouer avec son corps et ses mains.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de l\u2019Empire romain, le mime est en voie de d\u00e9cadence, bien qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 export\u00e9 notamment en Gaule o\u00f9 il est appr\u00e9ci\u00e9. On notera que les femmes avaient eu le droit de se produire sur sc\u00e8ne. Cela ne va gu\u00e8re durer. L\u2019importance du pouvoir de l\u2019\u00c9glise Catholique au Moyen-\u00e2ge, en France, n\u2019est gu\u00e8re propice au d\u00e9veloppement de cet art : ne sont autoris\u00e9s que les Myst\u00e8res, pi\u00e8ces religieuses qui illustrent les Saintes \u00c9critures. Les mimes, tax\u00e9s d\u2019obsc\u00e9nit\u00e9, sont interdits. Mais, parall\u00e8lement, dans les foires, sur les tr\u00e9teaux, devant un public populaire enthousiaste, se multiplient les funambules, les jongleurs et autres bateleurs. Le mime se r\u00e9introduit donc naturellement dans cette ambiance bon enfant, qui privil\u00e9gie le rire et l\u2019insolence.<\/p>\n<p>Au XVIe si\u00e8cle, la Renaissance s\u2019accompagne d\u2019un \u00e9v\u00e9nement-cl\u00e9 dans le monde th\u00e9\u00e2tral : l\u2019arriv\u00e9e des Italiens. C\u2019est le triomphe de la Commedia dell\u2019arte avec ses personnages typ\u00e9s (zanni) [personnages types &#8211; valets] comme Arlequin, Pierrot, Scapin\u2026 sa gestuelle souple, le naturel de son jeu, ses acrobaties, ses improvisations. Moli\u00e8re s\u2019en inspirera d\u2019ailleurs largement au si\u00e8cle suivant et partagera le Th\u00e9\u00e2tre du Petit Bourbon avec Scaramouche [Scaramouche \/le petit batailleur], l\u2019italien Tiberio Firelli (1608-1694), musicien, mime, escrimeur, acrobate qu\u2019il admire et de qui il tirera des enseignements. Les com\u00e9diens italiens malgr\u00e9 leurs d\u00e9m\u00eal\u00e9s avec le pouvoir (ils sont interdits en France de 1697 \u00e0 1716) influencent profond\u00e9ment le th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais. Les arlequinades, qui utilisent les masques, la parole et les gestes font fureur aupr\u00e8s d\u2019un petit peuple exclu, par sa pauvret\u00e9 et son origine sociale, des grandes salles de spectacle. Elles concurrencent s\u00e9rieusement, au XVIIe si\u00e8cle, la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise qui proteste aupr\u00e8s du Roi. On assiste alors \u00e0 une v\u00e9ritable lutte entre les com\u00e9diens de Cour, attitr\u00e9s, reconnus et prot\u00e9g\u00e9s, et les forains, libres et turbulents dont raffole le public des rues. Des mesures vont donc \u00eatre prises pour interdire d\u2019abord les dialogues et les danses sur la sc\u00e8ne. Mais l\u2019inventivit\u00e9 des saltimbanques (nom donn\u00e9 alors aux com\u00e9diens ambulants) contourne ces interdictions avec un esprit subversif remarquable : ainsi, un com\u00e9dien semblera monologuer sur la sc\u00e8ne\u2026 s\u2019adressant en fait \u00e0 un autre com\u00e9dien, qui, lui, est en coulisse et lui r\u00e9pond ! Ceci, bien s\u00fbr, accompagn\u00e9 de la gestuelle appropri\u00e9e. On devine ais\u00e9ment les rires d\u2019un public conquis ! Au cours du XVIIIe si\u00e8cle, on interdira carr\u00e9ment aux saltimbanques la parole et le chant. Ils se tourneront donc vers le silence et la gestuelle. [on notera que Diderot (1713-1784) dans Le neveu de Rameau \u00e9voque les relations entre la pantomime et le th\u00e9\u00e2tre et que le c\u00e9l\u00e8bre ma\u00eetre de ballet Jean-Georges Noverre (1727-1810) consacre plusieurs de ses Lettres sur la danse et \u00e0 l\u2019art du mime].<\/p>\n<p>La R\u00e9volution de 1789 lib\u00e8re les th\u00e9\u00e2tres en supprimant le privil\u00e8ge royal de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise et, au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des m\u00e9lodrames qui remportent un grand succ\u00e8s, des troupes vari\u00e9es, illusionnistes, danseurs de corde et marionnettistes se produisent dans une ambiance de foire et de kermesse, au Boulevard du Temple (rebaptis\u00e9 Boulevard du Crime, en r\u00e9f\u00e9rence aux pi\u00e8ces qui s\u2019y jouent) [aujourd\u2019hui Place de la R\u00e9publique]. Mais il faut attendre l\u2019ouverture du Th\u00e9\u00e2tre des Funambules dans ce quartier, en 1820, [le th\u00e9\u00e2tre fut d\u00e9truit en 1862], pour que Jean-Baptiste Gaspard Deburau, v\u00e9ritable g\u00e9nie du geste, fasse ses d\u00e9buts dans la troupe familiale originaire de Boh\u00eame. [Deburau n\u00e9 Jan Kaspar Dvorak (1796-1846) et cr\u00e9ateur de Pierrot, personnage inspir\u00e9 de P\u00e9drolino, le valet candide de la Commedia dell\u2019arte, rival d\u2019Arlequin et amoureux de Colombine]. Ces artistes \u00e0 la fois acrobates, jongleurs, funambules et\u2026 mimes, s\u2019inspirent tous de la Commedia dell\u2019arte. En 1830, Deburau incarne avec po\u00e9sie le personnage de Pierrot, lui conf\u00e9rant une envergure encore in\u00e9gal\u00e9e. Cet homme blanc, \u00e9nigmatique, nostalgique ou dr\u00f4le, que le maquillage blafard rend encore plus singulier, fait tour \u00e0 tour rire, craindre ou r\u00eaver, sans jamais prononcer une seule parole, gr\u00e2ce \u00e0 sa gestuelle et \u00e0 ses mimiques inspir\u00e9es. Il donne ses lettres de noblesse \u00e0 la Pantomime Blanche. Il est admir\u00e9 par de nombreux \u00e9crivains (Nodier, Champfleury, Gautier, Banville\u2026), des artistes, des journalistes qui le rendent populaire et lui attirent l\u2019int\u00e9r\u00eat des cercles de lettr\u00e9s. H\u00e9las, la photographie et le cin\u00e9ma n\u2019existaient pas encore, mais nous pouvons du moins lire les r\u00e9cits de ses pantomimes r\u00e9dig\u00e9s par ces grands auteurs. Un si\u00e8cle plus tard, en 1944, le film de Marcel Carn\u00e9 (1906-1996), Les enfants du Paradis (\u00e0 partir du sc\u00e9nario de Jacques Pr\u00e9vert &#8211; 1900-1977) retrace, dans le r\u00f4le de Deburau tenu par un autre mime de g\u00e9nie, Jean-Louis Barrault (1910-1994), la vie de ce Baptiste qui deviendra au fil des d\u00e9cennies un v\u00e9ritable mythe [en 1951, Sacha Guitry (1885-1957) r\u00e9alise \u00e9galement un film sur le mime Deburau].<\/p>\n<p>\u00c0 la mort de Deburau, en 1846, son fils Charles (1829-1873) prend la rel\u00e8ve, mais avec moins d\u2019\u00e9clat. Il dirigera entre 1871 et 1873 L\u2019Alcazar de Bordeaux. [On notera que le mime Paul Legrand (1816-1896) devient c\u00e9l\u00e8bre lui aussi].<\/p>\n<p>Durant le Second Empire, de 1852 \u00e0 1870, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019abolition des privil\u00e8ges artistiques, les th\u00e9\u00e2tres ont acquis la libert\u00e9 de monter les spectacles de leurs choix. Mais Paris \u00e9tant redessin\u00e9 par les importants travaux d\u2019Hausmann (Georges Eug\u00e8ne Hausmann 1809-1891), les th\u00e9\u00e2tres du Boulevard du Crime sont d\u00e9truits en 1862.<\/p>\n<figure id=\"attachment_238\" aria-describedby=\"caption-attachment-238\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-238\" src=\"http:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_2-300x298.gif\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"298\" srcset=\"https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_2-300x298.gif 300w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_2-150x150.gif 150w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_2-768x762.gif 768w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_2-100x100.gif 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-238\" class=\"wp-caption-text\">Marceau le Mime (n\u00b0 2) <br \/>La pr\u00e9sence vibrante et onirique du mime Marceau est celle d\u2019un mime blanc sur sc\u00e8ne. Il est seul dans un espace vide avec son corps comme outil, comme langage. Sa virtuosit\u00e9 gestuelle continue aujourd\u2019hui de nourrir le th\u00e9\u00e2tre gr\u00e2ce \u00e0 un id\u00e9al humaniste et une technique rigoureuse que le temps a sculpt\u00e9e. Marceau a fait le pari du silence pour montrer l\u2019invisible. Il a donn\u00e9 \u00e0 son art une envergure in\u00e9gal\u00e9e. <br \/>\u00c0 sa mort, la presse am\u00e9ricaine dira de lui : il est le fran\u00e7ais le plus c\u00e9l\u00e8bre du monde !\u2026 Ce g\u00e9nie laisse une oeuvre th\u00e9\u00e2trale consid\u00e9rable\u2026 mais aussi plusieurs films, livres, peintures.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Certains \u00e9mules de Deburau s\u2019expatrient, notamment en Angleterre. \u00c0 la fin du XIXe si\u00e8cle \u00e0 Marseille, Louis Rouffe (1849-1885), S\u00e9verin Caffera (1863-1930) et Georges Wague (n\u00e9 Valentin Waag 1884-1965 qui fut le professeur de mime de Colette 1873-1954) \u00e0 Paris, perp\u00e9tuent cependant la tradition de la Pantomime Blanche dans laquelle le mime joue le plus souvent seul sur sc\u00e8ne, Pierrot, rev\u00eatu de son ample souquenille blanche, coiff\u00e9 sobrement d\u2019une calotte noire, le visage blafard, sans aucun accessoire\u2026<\/p>\n<p>Au cours du XXe si\u00e8cle, le cin\u00e9ma permet de d\u00e9couvrir des images in\u00e9dites des corps en mouvement que la pratique du sport et de la danse moderne a lib\u00e9r\u00e9s. L\u2019art du mime, servi par ces nouveaux regards, s\u2019appuie sur des techniques r\u00e9volutionnaires de la formation de l\u2019acteur. Ainsi, au Th\u00e9\u00e2tre du Vieux Colombier, l\u2019\u00e9cole de Jacques Copeau (1879-1949) et de Suzanne Bing (1855-1967), auxquels se joindront Charles Dullin (1885-1949), Antonin Artaud (1896-1948), et Jean-Louis Barrault, voit le jour en 1913 [y participe \u00e9galement Louis Jouvet, 1887-1951]. Le corps y occupe une place privil\u00e9gi\u00e9e, sans exclure la parole. Les exercices, ouverts aux recherches anglo-saxonnes et m\u00eame au n\u00f4 japonais, int\u00e8grent l\u2019acrobatie et le clown laissant une grande place \u00e0 l\u2019improvisation.<\/p>\n<p>\u00c9tienne Decroux (1898-1991), issu de cette \u00e9cole, s\u2019associe en 1930, avec Jean-Louis Barrault fascin\u00e9 comme lui par le travail corporel de l\u2019acteur. Ils analysent le mouvement, le d\u00e9composent, le stylisent. Ils travaillent \u00e0 codifier cet art du mime corporel [cet art du mouvement se nomme mime corporel dramatique] comme une v\u00e9ritable grammaire, mettent au point la fameuse marche sur place [mouvement o\u00f9 le mime cr\u00e9e l\u2019illusion de marcher vers l\u2019avant. Ce jeu visuel implique directement l\u2019oeil du spectateur qui observe un mime flotter].<\/p>\n<p>Mais Jean-Louis Barrault se d\u00e9tournera ensuite du mime pur, dans lequel pourtant il excelle, pour le th\u00e9\u00e2tre total qui inclut la parole. Il int\u00e8grera ce travail corporel dans ses propres r\u00f4les et dans ses mises en sc\u00e8ne [\u00e0 l\u2019instar des grands acteurs des films muets europ\u00e9ens ou am\u00e9ricains comme Harpo Marx (1888-1964), Charlie Chaplin (1889-1977), Buster Keaton (1885-1966), Jacques Tati (1907-1982)]. Decroux [son fils, Maximilien Decroux (n\u00e9 en 1930) est \u00e9galement mime] expose dans son ouvrage <em>Paroles sur le mime<\/em> (1963) sa th\u00e9orie tr\u00e8s exigeante, s\u2019\u00e9loignant de plus en plus du public. Il a form\u00e9 et inspir\u00e9 de nombreux artistes, qui eux-m\u00eames ouvrent des \u00e9coles prestigieuses comme Corinne Soum (n\u00e9e en 1956) et Steven Wasson (n\u00e9 en 1950) \u00e0 Londres (Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Ange fou). De nos jours, Claire Heggen et Yves Marc (Th\u00e9\u00e2tre du Mouvement \u00e0 Montreuil) s\u2019y r\u00e9f\u00e8rent.<\/p>\n<p>Autre nom incontournable de l\u2019histoire du mime, celui de Marcel Marceau, de son vrai nom Marcel Mangel, n\u00e9 \u00e0 Strasbourg mais r\u00e9fugi\u00e9 en Dordogne pendant la deuxi\u00e8me guerre mondiale. Son p\u00e8re, juif polonais, boucher casher, d\u00e9port\u00e9 par les nazis, meurt \u00e0 Auschwitz. Le jeune Marcel devra sa survie au courage du proviseur de son lyc\u00e9e qui prot\u00e8ge les \u00e9l\u00e8ves juifs [il s\u2019agit de Joseph Storck (1897-1989) qui re\u00e7ut le titre de Juste parmi les Nations en 1998 du M\u00e9morial Yad Vashem \u00e0 J\u00e9rusalem]. Il rejoint la R\u00e9sistance en 1942 et prend le pseudonyme de Marceau. S\u2019il est fort dou\u00e9 pour la peinture [Marceau peindra et exposera jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie], c\u2019est le th\u00e9\u00e2tre qu\u2019il choisit en 1945 : il travaille avec \u00c9tienne Decroux, Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud (1900-1994). En 1947, il cr\u00e9e un personnage, Bip, loufoque et attachant, s\u2019inspirant des pantomimes de Deburau qu\u2019il renouvelle. Bip s\u2019apparente \u00e0 Pierrot par son maquillage blanc, mais aussi au Charlot de Charlie Chaplin qu\u2019il admire profond\u00e9ment. Ce personnage longiligne v\u00eatu d\u2019un pantalon blanc, d\u2019une marini\u00e8re et d\u2019un caraco, coiff\u00e9 de son dr\u00f4le de haut de forme surmont\u00e9 d\u2019une fleur, conquiert un public passionn\u00e9 par ses aventures path\u00e9tiques ou amusantes de vagabond tragi-comique. Il finit toujours vaincu et toujours vainqueur dira Marceau. Il permet \u00e0 l\u2019artiste, \u00e0 travers les plus simples aventures de la vie quotidienne, d\u2019exprimer cette po\u00e9sie intemporelle qui rassemble, et de d\u00e9fendre sa foi en la vie, les valeurs de fraternit\u00e9 et de paix qui lui sont ch\u00e8res. Ceci avec ironie et tendresse. Bip devient tr\u00e8s vite indissociable du mime Marceau, qui conna\u00eet ainsi un succ\u00e8s international. D\u00e8s 1955, ses nombreuses tourn\u00e9es aux U.S.A re\u00e7oivent un accueil tr\u00e8s chaleureux (signalons l\u2019existence de la Fondation Marceau \u00e0 New York). Micha\u00ebl Jackson (1958-2009) saura r\u00e9utiliser ing\u00e9nieusement sa technique de la marche contre le vent [Marceau a perfectionn\u00e9 la marche sur place de Decroux\u2026 Bip flotte, marche contre le vent ou sur la Lune. La technique de ce pas est nomm\u00e9e moonwalk aux \u00c9tats-Unis]. Marceau cr\u00e9e \u00e9galement des mimodrames (terme qu\u2019il pr\u00e9f\u00e8rera \u00e0 pantomime) avec sa compagnie, tel <em>Le manteau<\/em> d\u2019apr\u00e8s Nicolas Gogol (1809-1852) [citons \u00e9galement <em>Le joueur de fl\u00fbte, Le matador, Le petit cirque, Paris qui rit, Paris qui pleure<\/em>\u2026]. Il fonde en 1978, L\u2019\u00c9cole Internationale de Mimodrame, \u00e0 Paris, soucieux d\u2019ouvrir le mime \u00e0 des techniques voisines comme l\u2019escrime et la danse. Ce mime de g\u00e9nie jouera sur toutes les sc\u00e8nes du monde jusqu\u2019en 2003 [de 1952 \u00e0 1979, Marceau a travaill\u00e9 avec Pierre Verry (1913-2009), qui pr\u00e9sentait les mimodrames de Bip avec des pancartes et, apr\u00e8s 1980, avec Adriano Sinivia et Alejandro Jodorowsky, n\u00e9 en 1929 \u2013 on notera que Marceau a \u00e9galement inspir\u00e9 Hanokh Rosen, n\u00e9 en 1959].<\/p>\n<p>En Europe, aux U.S.A, les grands acteurs des films muets, Charlie Chaplin, Buster Keaton, Jacques Tati sont \u00e0 rapprocher des mimes de th\u00e9\u00e2tre. Le cin\u00e9ma parlant, toutefois, leur portera un coup fatal.<\/p>\n<p>En 1956, en France, Jacques Lecoq (1921-1999) avec son \u00c9cole Internationale de Th\u00e9\u00e2tre, s\u2019\u00e9loigne du style de Decroux et de Marcel Marceau, ouvre les portes au clown, aux arts du cirque, et inspire des artistes aussi vari\u00e9s qu\u2019Ariane Mnouchkine [n\u00e9e en 1939] et le Th\u00e9\u00e2tre du Soleil [fond\u00e9 en 1964] ou Philippe Avron (1928-2010). Citons aussi les cr\u00e9ations pleines d\u2019humour de Nola Rae (une mime anglaise n\u00e9e en 1950) ou celles de Pinok et Matho, v\u00e9ritables athl\u00e8tes corporels [Le Tremplin th\u00e9\u00e2tre]. En 1981, le Th\u00e9\u00e2tre du Campagnol, avec Le bal, J\u00e9r\u00f4me Deschamps (n\u00e9 en 1947) avec <em>Les blouses<\/em> en 1982, jouent en virtuoses avec les corps et les mimiques des acteurs entour\u00e9s d\u2019objets dont les r\u00f4les burlesques sont aussi importants que ceux des personnages, et d\u00e9peignent des vies humaines path\u00e9tiques, o\u00f9 la d\u00e9rision se m\u00eale \u00e0 la cruaut\u00e9.<\/p>\n<p>Le Festival Mimos de P\u00e9rigueux, haut rassemblement annuel du th\u00e9\u00e2tre gestuel international [festival le plus important avec celui de Londres], na\u00eet en 1983.<\/p>\n<figure id=\"attachment_239\" aria-describedby=\"caption-attachment-239\" style=\"width: 296px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-239\" src=\"http:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_3-296x300.gif\" alt=\"\" width=\"296\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_3-296x300.gif 296w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_3-768x780.gif 768w, https:\/\/revue-phaeton.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/MIME-MARCEAU_3-100x100.gif 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 296px) 100vw, 296px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-239\" class=\"wp-caption-text\">Marceau, le Mime (n\u00b0 3)<br \/>En 1978, Marceau a fond\u00e9 \u00e0 Paris l\u2019\u00c9cole Internationale de Mimodrame afin que la grammaire de son art (nomm\u00e9e statuaire mobile par Decroux) et son exp\u00e9rience ne se perdent pas. Le secret du mime, dit-il, c\u2019est le poids de l\u2019\u00e2me.<br \/>La Fondation Marceau de New-York conserve les archives de l\u2019artiste.<\/figcaption><\/figure>\n<p>D\u00e8s la derni\u00e8re partie du XXe si\u00e8cle, les \u00e9changes riches en cr\u00e9ativit\u00e9 s\u2019intensifient entre le mime et la danse contemporaine, (Maurice B\u00e9jart, 1927-2007, Pina Bausch, 1940-2009), la musique jouant un r\u00f4le important, le cirque, les arts d\u2019Asie, les danses indiennes, le n\u00f4, le kabuki, le b\u00fbto posant souvent de v\u00e9ritables questions philosophiques sur la place de l\u2019\u00eatre humain au coeur d\u2019un monde ravag\u00e9 de conflits et le sens du sacr\u00e9 dans nos vies. La compagnie japonaise Sanka\u00ef Juku [compagnie de danse contemporaine cr\u00e9\u00e9e en 1975] d\u00e9cline ainsi des images saisissantes de l\u2019apr\u00e8s-Hiroshima. Gr\u00e2ce aux techniques nouvelles, tous ont enrichi la sc\u00e9nographie, parfois audacieuse, bris\u00e9 les barri\u00e8res entre les diff\u00e9rents arts de la sc\u00e8ne. Le Cirque du Soleil [compagnie canadienne de cirque contemporain, cr\u00e9\u00e9e en 1984], Philippe Decoufl\u00e9 (n\u00e9 en 1961), Philippe Genty (n\u00e9 en 1938) qui utilisent des marionnettes (comme le Bread et Puppet aux U.S.A), acrobates, mimes, danseurs et clowns, offrent de nos jours un spectacle total.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019oppos\u00e9, il demeure aujourd\u2019hui un mime insolite descendant direct de Jean-Baptiste-Gaspard Deburau auquel il se r\u00e9f\u00e8re. Ce dernier homme blanc, qui a su miraculeusement pr\u00e9server la puret\u00e9 du Baptiste l\u00e9gendaire, poignant et d\u00e9cal\u00e9, ce solitaire, cet infatigable arpenteur de la plan\u00e8te, c\u2019est le bordelais Philippe Bizot (n\u00e9 en 1954). Autodidacte, il obtint le Prix International de Pantomime \u00e0 20 ans. Depuis une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, aussi bien en Am\u00e9rique du Sud qu\u2019en Afrique ou en Chine, o\u00f9 il a fond\u00e9 des \u00e9coles, sa gestuelle po\u00e9tique, fluide et sobre, enrichie de l\u2019apport des traditions orientales, rallie toutes les sensibilit\u00e9s et unit l\u2019Orient \u00e0 l\u2019Occident, au-del\u00e0 des handicaps et de la barri\u00e8re des langues. L\u2019art du mime, certes, ouvre \u00e0 l\u2019universel, mais aussi \u00e0 l\u2019essentiel. Il faut entendre par les yeux, \u00e9crivit un sage chinois. Dans ce monde de bruit et de bavardages qui nous bouscule et nous m\u00e9prise, son silence purifie, nous recentre, nous offre un rythme plus humain. Il \u00e9claire des chemins secrets entre tous nos sens. Cette lumi\u00e8re-l\u00e0 est celle de la po\u00e9sie. Nous en avons plus que jamais besoin, pour survivre au morcellement et pour nous sentir reli\u00e9s myst\u00e9rieusement \u00e0 une autre dimension d\u2019existence.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><em><br \/>\nLe th\u00e9\u00e2tre du geste<\/em>, sous la direction de Jacques Lecoq, Bordas, 1987. Cet ouvrage a fourni l\u2019essentiel des r\u00e9f\u00e9rences de cet article.<br \/>\n<em>Deburau, Le th\u00e9\u00e2tre de quatre sous<\/em>, Jules Janin, Gosselin, 1833. Consultable sur le site de la B.N.F., gallica.bnf.fr.<br \/>\n<em>Mimes et Pierrot<\/em>, Paul Hugounet, 1889.<br \/>\n<em>Le th\u00e9\u00e2tre des Funambules, ses mimes, ses acteurs et ses pantomimes,<\/em> Louis P\u00e9ricaud, L\u00e9on Sapin, 1897.<br \/>\n<em>L\u2019 homme blanc,<\/em> S\u00e9verin, Plon, 1929.<br \/>\n<em>Le th\u00e9\u00e2tre et son double,<\/em> Antonin Artaud, Gallimard 1938, r\u00e9\u00e9dition Folio Essais, 1985.<br \/>\n<em>Jean-Gaspard Deburau,<\/em> Tristan R\u00e9my, L\u2019Arche, 1954. Paroles sur le mime, Etienne Decroux, Librairie Th\u00e9\u00e2trale, 1963.<br \/>\n<em>Le Mime Marceau ou l\u2019aventure du silence,<\/em> Guy et Jeanne Varriest Lefert, Descl\u00e9e de Brouwer, 1974.<br \/>\n<em>L\u2019 histoire de Bip,<\/em> Marcel Marceau, L&rsquo;\u00c9cole des loisirs, 1976. Litt\u00e9rature Jeunesse.<br \/>\n<em>Les r\u00eaveries de Bip,<\/em> Marcel Marceau, E.F.R., 1978.<br \/>\n<em>La formation de l\u2019acteur,<\/em> Stanislavsky, Payot, 1982.<br \/>\n<em>Le Mime Marcel Marceau : entretiens et regards avec Val\u00e9rie Bochenek,<\/em> Somogy, 1997.<br \/>\n<em>Les sons du silence : Marcel Marceau, mime musicien,<\/em> Nicole Narewski-Barriau, Thespis.<br \/>\n<em>Marcel Marceau : contribution \u00e0 l\u2019 \u00e9tude de l\u2019art du mime,<\/em> Agnieszka K\u00fchnl-Kinel.<br \/>\nLe mime Marceau, pseudonyme de Marcel Mangel, in <em>Nouveau dictionnaire de biographie Alsacienne<\/em>, vol. 25, p. 2516.<br \/>\nPietrolino, Jadorowsky et Boiscommun, BD, Les Humano\u00efdes associ\u00e9s.<br \/>\n\u00c9tudes graphologiques du Mime Marceau et du Mime Bizot, par Marie-H\u00e9l\u00e8ne Sainto (pr\u00e9sent\u00e9es sur le site internet de la Soci\u00e9t\u00e9 Graphologique d\u2019Aquitaine, \u00ab\u00c9critures c\u00e9l\u00e8bres\u00bb)<br \/>\n<em>Etienne Decroux, mime corporel,<\/em> Saint-Jean-de-V\u00e9das, L\u2019entretemps, coll. Les voix de l\u2019acteur, 2003.<br \/>\n<em>Marcel Marceau : l\u2019 humaniste du silence,<\/em> Saisons d\u2019Alsace, 2003.<br \/>\n<em>Le silence des mimes blancs,<\/em> Daniel Dobbels, Livre et D.V.D, La maison d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9, 2006.<br \/>\n<em>Lettres \u00e0 l\u2019Errant,<\/em> Marie-H\u00e9l\u00e8ne Sainton, \u00c9ditions du Serpolet, 2010, r\u00e9\u00e9dition en 2012.<br \/>\n<em>Souvenirs pour demain,<\/em> Jean-Louis Barrault, Le Seuil, r\u00e9\u00e9dition 2010.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une (courte) histoire du mime\u2026 par Marie-H\u00e9l\u00e8ne Sainton Photographies du mime Marceau, Libor Sir Marie-H\u00e9l\u00e8ne Sainton est professeur de Lettres modernes \u00e0 Bordeaux. Elle a obtenu le prix ARDUA pour son livre Lettres \u00e0 l\u2019Errant aux \u00e9ditions Le Serpolet en 2010, roman \u00e9pistolaire sur le th\u00e8me du mime. 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